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  1. Sous le vent du Soleil

    Date de publication:

    11 Juillet 2014

    Les apparences et les termes sont parfois trompeurs. Lorsque l’on regarde une comète avec sa chevelure et sa belle queue déployée en éventail, on pense instinctivement que la queue s’étire dans la direction opposée au mouvement. Dans notre expérience quotidienne, le milieu oppose toujours une résistance au déplacement : l’eau s’oppose au mouvement du bateau, faisant naître la vague de poupe, et le vent s’oppose au mouvement du cycliste, étirant son écharpe ou sa chevelure dans le sens contraire à son déplacement. Mais les comètes se déplacent dans le vide interplanétaire, dans lequel il n’y a aucune résistance. En fait, il faut plutôt s’imaginer qu’une comète ressemble à une flamme repoussée et ballottée par le vent solaire : la pression de radiation et le vent solaire s’éloignent toujours du Soleil et les queues cométaires font de même, que le noyau se rapproche ou s’éloigne de l’astre du jour. Ce comportement a été constaté au début du XVIe siècle par Peter Apian et Girolamo Fracastoro, et près d’un millénaire auparavant par des observateurs chinois, mais il n’a été expliqué que quelques siècles plus tard.

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  2. La course des comètes

    Date de publication:

    11 Juillet 2014

    Dispersés dans une sphère de plus de 1,5 année-lumière de rayon, les milliards de noyaux cométaires du nuage d’Oort ne sont que très faiblement retenus par l’attraction du Soleil. Les perturbations gravitationnelles provoquées par le passage d’une étoile à 1 ou 2 années-lumière, ce qui se produit régulièrement lors du déplacement du Système solaire dans la galaxie, peuvent les accélérer ou les ralentir très faiblement sur leur orbite. En cas d’accélération, même infime, ces corps acquièrent une vitesse suffisante pour échapper à l’influence du Soleil et partent à l’aventure dans les espaces interstellaires. Dans le cas contraire, le freinage d’un noyau provoque la lente modification de son orbite et, en un laps de temps de plusieurs millions d’années, il plonge au ralenti vers le centre du Système solaire. Selon sa vitesse initiale et les aléas de ses rencontres, son orbite sera plus ou moins allongée et pourra même être profondément modifiée par l’attraction des planètes géantes. Comme tous les corps en orbite autour du Soleil, les comètes parcourent des trajectoires elliptiques plus ou moins allongées, dont le Soleil occupe l’un des foyers. Dans le cas extrême, l’orbite de la comète est parabolique et la comète échappe à l’attraction gravitationnelle du Soleil après son premier passage. Dans un souci de classement, les astronomes ont décidé arbitrairement de classer les comètes en fonction de leur période, c’est-à-dire du temps qui s’écoule entre deux passages au plus près du Soleil, le périhélie. En dessous de 200 ans, on parle de comètes à courte période, au-dessus, de comètes à longue période. Certaines comètes du nuage d’Oort peuvent plonger droit vers le Soleil et le percuter de plein fouet ou bien le frôler à une vitesse folle avant de repartir au loin.

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  3. La mort des comètes

    Date de publication:

    11 Juillet 2014

    Les comètes vivent, se transforment… et meurent. L’érosion progressive qui attend la plupart des noyaux cométaires n’est qu’une des possibilités de disparition de ces petits corps. S’ils sont constitués des mêmes matériaux issus de la nébuleuse originelle, leurs histoires peuvent être très différentes. Ils peuvent notamment avoir été fragilisés par des collisions, comme en témoignent les nombreux cratères visibles sur les quelques noyaux approchés par des sondes. Bref, nul ne sait jamais précisément comment va se comporter un noyau cométaire à l’approche du Soleil. Et ce comportement dépend naturellement des contraintes qu’il aura à supporter. Un très gros noyau formé par l’assemblage plus ou moins cohérent de blocs vaguement cimentés par de la glace résistera parfaitement à son passage au périhélie si celui-ci se produit à plusieurs dizaines de millions de kilomètres du Soleil, comme pour la comète Hale-Bopp, alors qu’il se brisera lors d’un périhélie plus rapproché, comme pour l’ancêtre des comètes du groupe de Kreutz. Mais il existe des façons de mourir encore plus spectaculaires.

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  4. Comment les découvre-t-on?

    Date de publication:

    11 Juillet 2014

    Durant des millénaires, les comètes sont découvertes par hasard, lorsque leur éclat devient suffisant pour qu’elles attirent l’œil. Tout change en 1758 avec la redécouverte de la comète annoncée par Edmund Halley. À partir de là, de plus en plus de chasseurs de comètes se lancent dans la course, parcourant le ciel systématiquement à l’œil nu ou avec des instruments optiques pour dénicher les petites taches floues de nouvelles comètes ou retrouver des astres dont le retour a été calculé. À la fin du XVIIIe siècle, l’astronome français Charles Messier, surnommé le Furet des comètes, crée même pour se simplifier la tâche un catalogue d’une centaine d’objets nébuleux pouvant être confondus avec des comètes, inventaire qui est toujours utilisé par les observateurs modernes. Depuis les années 1990, des programmes de recherche systématique à l’aide de télescopes automatisés terrestres ou spatiaux sont à l’origine de l’écrasante majorité des découvertes. Cependant, régulièrement, des astronomes amateurs s’illustrent en trouvant, avant les machines, une petite aiguille cométaire dans la botte de foin céleste.

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